Pourquoi abolir la chasse à courre ?

La chasse à courre, abandonnée depuis la Révolution et réactivée par Napoléon, qui dans le même temps rétablissait l'esclavage, consiste à poursuivre un animal à cheval jusqu'à l'épuisement pour ensuite le tuer à l'arme blanche. Frappé, battu parfois même avec des barres de fer pour lui faire plier genou, il est ensuite poignardé avec une dague ou un épieu, si les chiens ne l'ont pas déjà déchiqueté. Il s'agit d'une pratique extrêmement cruelle qui n'est justifiée que par le plaisir de ceux qui s'y livrent, et qui scandalise tous les autres. La lutte contre cette pratique n'est pas nouvelle.
On comptait 218 équipages en 1914 en France, contre 450 aujourd'hui, un nombre bien plus important que partout ailleurs dans le monde. Il se crée une vingtaine d'équipages nouveaux chaque année. Un équipage coûte 150 000€ par an.

D'après les veneurs, cela mobilise 17 000 chiens et 7000 chevaux, suivis par près de 100 000 suiveurs, dans 69 départements. Une vingtaine de pays seulement la pratiquent. 3800 animaux sont tués tous les ans. Mais ces chiffres sont pour le moins douteux : les veneurs s'estiment généreusement à 10 000 "boutons" et 70 000 "suiveurs", sans doute en multipliant le nombre de "clubs" par le nombre moyens de membres et en additionnant tous les visiteurs, y compris en périodes de vacances ! Ce chiffre commode leur confère une importance toute illusoire. En fait, on compte 2692 membres payants, chiffre qui peut sans doute être divisé par deux en éliminant les anciens membres, sympathisants ou membres de la famille. 100 000 suiveurs est aussi un nombre commode qui doit pouvoir être ramené à 4000 assidus. Même en évaluant les pratiquants de la chasse à courre à 6200 par commodité arithmétique, on constate que cette activité ne concerne que 0,01% de la population !

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